La Compatibilité Est Le Mauvais Indicateur. Le Schéma Est Le Bon.
Par Momar Lissa Ndiaye (« MLN »), fondateur et PDG, weyoga Inc.
La compatibilité est l'indicateur que presque tout cadre relationnel optimise — valeurs partagées, objectifs alignés, humour similaire, styles d'attachement compatibles. C'est intuitif, mesurable dès le premier rendez-vous, et c'est un très mauvais prédicteur du déroulement réel d'une relation sur plusieurs années, parce que cela mesure un instantané statique de deux personnes plutôt que le système dynamique qu'elles deviennent ensemble.
Deux personnes hautement compatibles peuvent construire une relation qui fonctionne sur un schéma destructeur qu'aucune n'aurait prédit à partir de son profil individuel. Deux personnes apparemment mal assorties peuvent construire quelque chose de durable parce que leurs schémas s'emboîtent bien. La compatibilité décrit les matériaux bruts. Elle ne dit presque rien de la structure construite avec eux — c'est pourtant là que vit la relation réelle.
Ce n'est pas un argument contre l'importance de la compatibilité — des valeurs partagées réduisent les frictions, et les frictions comptent. C'est un argument selon lequel la compatibilité répond à la mauvaise question pour quiconque cherche à comprendre pourquoi une relation évolue comme elle le fait. Le schéma — la boucle comportementale récurrente et imbriquée que deux personnes précises créent ensemble — est le mécanisme réel. La compatibilité n'est que la liste des ingrédients.
Si la compatibilité était le bon indicateur, les statistiques de séparation des couples bien assortis seraient différentes. Le schéma est l'indicateur qui explique réellement l'issue, et c'est celui que presque personne ne mesure.
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Momar Lissa Ndiaye (« MLN ») est fondateur et PDG de weyoga Inc., une société du Delaware. — weyoga.ai · mln@weyoga.ai